De quoi le refus du vaccin est-il le nom ? 

Le choc du Covid, l’intense activité des chercheurs pour trouver une parade au virus, la rapidité avec laquelle un vaccin a été mis au point, tout cela a de quoi bluffer l’éventuel observateur venu de nulle part et regardant les humains se dépatouiller avec les difficultés dans lesquelles ils se sont souvent placés eux-mêmes !

Oui, il y a d’une certaine manière de quoi être fiers de nous…

Et pourtant force est de constater qu’une portion non négligeable de la population refuse de se faire vacciner, bloquant le fameux niveau d’immunisation collective permettant d’être plus fort que le virus. Ce refus les antivax le justifient du fait de délais d’expérimentation très courts et craintes d’effets secondaires non encore connus. Ils le justifient aussi sous prétexte de menaces sur les libertés individuelles. 

Soit. Aucune de ces objections au vaccin ne peut être rejetée d’un revers de main. Il y a des risques, le tout étant de mettre en œuvre la fameuse pesée d’intérêt (ou le choix du moindre mal). Et là, quoi qu’on en dise la réponse est assez évidente. Le vaccin protège plus qu’il ne nuit, la statistique des hospitalisés non vaccinés parlant d’elle mêmes, sans compter les cas qui, ne se déclarant pas, sont difficiles à chiffrer autrement qu’en voyant la baisse globale des cas d’infections…

Mais alors pourquoi une telle proportion d’antivax ? Une des causes est peut-être à chercher dans une méfiance inconsciente vis à vis des technosciences, une perte de confiance dans ce qui (avec la recherche du profit) constitue il faut bien le dire la divinité tutélaire de notre société occidentale. Le recours à la science -le salut en quelque sorte- a tendance à s’effriter, ces technosciences tendant à être dépassées par les problèmes qu’elles créent elles-mêmes…

La question vaut la peine d’être posée au passage, mais il n’en demeure pas moins qu’une fois le virus sorti de la boite, il faut bien trouver la solution pour en annihiler les effets… Et pour le moment, existe-t-il un autre moyen que le vaccin ? 

Une cause aussi est à chercher dans une autre méfiance, peut-être plus grave : la perte de confiance en nos autorités et système politique. Nos politiciens font tout ce qu’ils peuvent pour nous inciter à nous vacciner et, sous prétexte de liberté individuelle, beaucoup refusent.

C’est dangereux car cela ouvre la porte à toutes formes de dérives sacralisant l’individu au détriment du collectif. Moi d’abord ! ouvrant la porte à d’éventuels actes de violence ou à d’éventuels populistes en recherche de suffrage.

Peut-être est-ce ici l’occasion de rappeler cette maxime : « ma liberté s’arrête où commence celle du voisin ». En la matière n’est-ce pas une forme d’altruisme et de respect de l’autre que se faire vacciner ? 

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