666, LE VACCIN ET LE CHIFFRE DE LA BETE ?

J’ai reçu la question suivante sur Messenger : « Bonjour pasteur, je suis intrigué par la fameuse « puce » décrite dans les Ecritures où il est question de l’Antéchrist qui nous empêcherait d’acheter et de vendre si on ne se soumet pas à son pouvoir. Que pensez-vous de cette phrase? » Je partage ma réponse à tous. Cela fera peut-être dialoguer.

Au treizième chapitre de l’Apocalypse se trouve cette parole intrigante : « À tous, petits et grands, riches et pauvres, hommes libres et esclaves, (la bête) impose une marque sur la main droite ou sur le front. Et nul ne pourra acheter ou vendre s’il ne porte la marque, le nom de la bête ou le chiffre de son nom » (Ap.13, 16-17).

Ces versets énigmatiques soulèvent la question d’une allégeance individuelle nécessaire, imposée par une autorité despotique, pour permettre à chacun subsister concrètement. Acheter et vendre à savoir manger, se chauffer, s’habiller etc.).

Il s’agit donc ici d’être en possession d’un élément, d’un gage permettant de rester dans les échanges au sens large (acheter et vendre), cet élément n’étant reçu que si le récipiendaire adhère aux valeurs de celui qui l’octroie. Il y a une sorte de sélection entre la masse qui adhère et ceux qui résistent et qui sont persécutés.

On voit dès lors assez bien le rapport que l’on peut faire entre la quasi obligation de se faire vacciner et la possibilité de rester en relation avec la société dans son ensemble. 

Ces versets, comme toute l’Apocalypse, deviennent pour certains une ressource dans les situations de crise, afin de trouver du sens à ce qui apparait comme une impasse. 

Le texte est suffisamment précis et suffisamment large pour permettre ce jeu interprétatif. Il est d’ailleurs suivi des paroles suivantes : « C’est le moment d’avoir du discernement, car c’est un chiffre d’homme et son chiffre est six cent soixante-six » (18), le fameux chiffre le bête que des exégètes ont attribué à l’empereur romain du moment (Néron), nom qui ne pouvait être énoncé directement, on saisit bien pourquoi.

Que faire de tout cela aujourd’hui ?

On peut, comme dans certains milieux chrétiens littéralistes, chercher à identifier très précisément les choses, faire une sorte de carte de géographie des forces en présence, déterminer très précisément où est le bien et où est le mal. Dans un premier temps cela sécurise bien sûr, mais conduit assez vite au complotisme et à la victimisation. 

On peut aussi, comme le texte nous y invite, insister sur la notion de discernement, à savoir où se cachent les vraies forces en présence, quelles sont les registres secrets qui nous meuvent dans notre société et font de nous les marionnettes d’un régime économique sans scrupule qui vit sur le dos des pauvres et de la biosphère ?

Où est le vrai problème ? celui d’une société qui veut nous vacciner ou celui d’une société qui a fait du vendre et le l’acheter le seul ressort et sens de la vie ? 

Qui est le 666 de nos jours ? Celui que l’on n’ose nommer sans risquer de se voir éjecté du système ? 

A chacun de discerner. 

la bête marque le front des humains…

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