Le coronavirus débarque et remet tout en cause

plus que microscopique et pourtant…

Nombre d’entre nous sont préoccupés depuis longtemps par les questions écologiques. Non seulement préoccupés théoriquement, mais actifs sur le terrain. Depuis trois ans les publications, les manifestations en faveur du climat et les micros projets concrets redoublent, suscitant au mieux un respect poli ou amusé chez la plupart.

Et vlan, le coronavirus débarque. En quelques jours, tout ce qui était demandé à corps et à cri par les scientifiques et les activistes du climat : une diminution de la pression humaine sur la biosphère, se réalise.

On constate un abaissement considérable de l’activité économique, commerciale et industrielle avec comme signe immédiat la diminution visible des nuages de pollution visibles sur les photos satellites. On constate aussi un retour de l’Etat et ses ressources comme protection et de soutien. Le passage brusque d’une fringale de déplacements autour de la terre à un confinement sur quelques mètres carrés… Le passage d’une consommation effrénée (sans freins !) à une fermeture des magasins non essentiels… et j’en passe. 

Et tout cela entraîne bien sûr inquiétude, panique, désarroi chez beaucoup, mais aussi redécouverte de certaines valeurs comme la solidarité, l’intériorité, la lenteur…   

Valeurs dont on avait perdu le goût, mais pas la nostalgie…

Je ne suis pas scientifique, mais je ne peux pas ne pas me demander si, au travers de ce virus, de macros-régulateurs agissent à un niveau planétaire pour donner un coup de frein à notre société de folie destructrice. Frein qui permette ainsi une autorégulation empêchant (ou freinant) l’anéantissement (total) de notre espèce ?

Même si ce n’est évidemment pas scientifiquement prouvable, voir les choses de cette manière peut-être extrêmement salutaire. Cela ouvre sur la question du sens, de la finalité des choses. Cela peut permettre l’accompagnement des difficultés engendrées. Engendrer une certaine confiance, et surtout discerner des enseignements à tirer pour la suite, pour corriger le tir, si l’on peut dire. L’exercice consiste dès lors, comme l’exprime si bien le mot mandarin weiji, à transformer le danger en opportunité. A entendre le message du virus (si on peut dire), et à modifier nos comportements sociétaux. Ce qui se passe ces jours montre qu’abaisser la pression sur la nature est techniquement possible. Il y a une opportunité, encore faudra-t-il la saisir et s’entendre sur la manière de procéder pour diminuer réellement notre impact sur le vivant. Pour se réorganiser, pour cesser de consommer annuellement les ressources de près de trois planètes… 

C’est nous, les Occidentaux, qui avons la maîtrise d’un tel processus : vivre mieux avec moins. Avoir moins pour êtreplus… Moins de biens plus de liens… Y aura-t-il des oreilles pour entendre ? Le danger est là, l’opportunité aussi !

                                                                            Virgile Rochat, 27 mars 2020           

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